Ce lundi de Pâques a vu la sortie annuelle de la Procession Saint-Véron. Cela fait 700 ans, peut-être davantage, que les reliques du saint sont promenées à travers 7 communes au départ de Lembeek, sur 18 km, en passant par Clabecq et Tubize. Point de frontière linguistique dans cette pratique cultuelle.

Selon la légende, Saint-Véron serait l’arrière-petit-fils de Charlemagne. À Lembeek, il se fit remarquer par sa piété. La procession s’est enrichie au fil des ans de groupes de soldats en uniformes de toutes les époques, à pied ou à cheval, accompagnés de plusieurs fanfares. En 1945, au lendemain de la guerre, il n’y avait que 4 cavaliers pour accompagner le reliquaire. Depuis, la procession a retrouvé tout son lustre.

Ce jour est aussi celui d’une fête populaire appelée en Wallonie « les Guélailles ». Ce nom viendrait d’un commandement donné en flamand aux soldats : « Allen gelijk afstappen ». Les Wallons l’auraient mal interprété. Quoi qu’il en soit, cette fête est un jour de paix entre les deux communautés, qui autrefois n’en faisaient qu’une.

Le Musée de Tubize présente une exposition sur la marche militaire de Saint-Véron.

Jacques Goyens, natif de Hal et citoyen de Clabecq