Laura Grimaldi
A due passi da me
A deux pas de moi poèmes Arsenio Edizioni (2024,120 pages, 15 euros), préface de Anwar Abu Eisheh
La poésie de Laura est une valse doublement à deux temps quand elle dit en français : « Nos peurs se meurent/et je ressuscite dans tes bras » et en italien « Le nostre paure muoiono / e io risorgo tra le tue braccia » tandis qu’elle dose sa poésie entre optimisme et prise de conscience des réalités : « Quand commencera/l’ère de la non- guerre ?/…/ Quand pourra-t-on cueillir/les fruits abondants de cette terre/sans l’humilier de mille façons ».
La rêverie et le questionnement prennent une bonne place dans sa démarche qui se veut, avant tout, ouverte et optimiste : « Toutes les couleurs/ Et si l’arc en ciel était le clin d’œil de l’ange » nous dit-elle sans point d’interrogation, ce qui suggère une certaine réponse.
Très présente la vie quotidienne imprègne cette poésie alors que parfois le souvenir lui-même influence l’inspiration : « Le souvenir de toi/ était si vivant/que ma mémoire/souriait à tes baisers/et mon rire répondait/aux questions qui habitaient/tes iris habillés de vert ».Poésie proche de la réalité tandis que l’origine italienne joue parfois d’un clin d’œil bien placé et inventif : « Un caillou dans la mare/ gondole/Ils se croit à Venise/Le temps installé/dans sa voix/ chemine vers un futur méconnu »
Patrick Devaux