Barbara Kingsolver, Des vies à découvert, Payot et Rivages, Paris, 2020, traduit par Martine Aubert, 574 p., 24,50 euros .

Des vies à découvert.

Et des comptes bancaires, une maison .

Deux époques  1870_ 2016 à Vinelan dans le New Jersey Etats-Unis

tressées avec poésie . Un professeur de sciences veut enseigner les nouvelles théories

de Darwin malgré la furieuse opposition de l’entourage . Une famille se bat pour survivre .

Un même décor : une maison qui s’effrite inexorablement .

Tous se débattent avec les problèmes financiers quels que soient les diplômes .

Toujours trop peu pour un train de vie décent selon l’épouse ; largement insuffisant

pour payer des assurances maladie correctes .

L’enseignant sera aidé par une voisine pétillante, indépendante, expérimentatrice

tous terrains, en correspondance avec les grands scientifiques . La jeune fille de la famille

contemporaine innove, trouve des astuces pour s’en sortir

La vie domestique, le débat d’idées, les rapports familiaux sont exposés avec nuances

et humour .Les deux intrigues vont se rejoindre et se posera la question : quelle évolution ?

Très instructif pour nous, Européens .

Au dos d’une photo de séquoia : «  A découvert , je vis dans la lumière.

Et tel un oiseau migrateur, je repose en toi . »

 

 

Marianne Kirsch