Christine Utri Ajna Vérone éditions roman (2025, 159 pages, 15,50 euros)

Un évènement mondial, le Covid, bouleverse la planète. La narratrice profite du moment pour se ressourcer procédant à une résilience tandis qu’un médecin l’encourage à écrire. Roman dans le roman donc avec trois contextes révélant plusieurs intrigues ; celle sanitaire en veilleuse donnant du temps à la résilience tandis que Franje a été victime à la fois d’un « mariage gris » et d’un AVC, ce dernier lui donnant même l’atout visuel de voir l’aura entourant les personnes :

« Depuis un bon moment je vis des situations bizarres. Encore ignorées il y a un an. Je perçois les couleurs et ressens les émotions émanant des gens qui m’entourent
– Ah bon. Seriez-vous sujette à des faits de synesthésie ?
– Je n’en sais strictement rien.
– Mais au fait, de quoi parlez-vous ?
– La synesthésie émotionnelle est souvent développée à la suite de chocs émotionnels ou après certains épisodes neurologiques comme les AVC. Votre dossier médical fait mention d’un AVC transitoire en avril dernier ».
En découvrant une autre réalité présentée par la narratrice en état d’hypnose, le monde se transforme positivement à l’instar d’une ambiance rappelant  « Alice au Pays des Merveilles », l’écrivaine ayant plus d’une corde à son arc.
Positive, une sorte de salut , voire de paix retrouvée serait-elle au bout du couloir tandis que la bienveillance apporte l’essentiel : « Je suis décidée à écrire un nouveau chapitre. Je n’ai plus d’excuses maintenant que tu m’as offert ce beau stylo » ?
On comprend bien alors que Sagesse et Discernement feront office de contrepouvoir à la course effrénée vers la compétition et la concurrence accentuée parfois par les réseaux sociaux, l’auteure prônant, après épreuves, l’accomplissement personnel.
Oui…mais qui est Ajna ? Détendez-vous et elle sera là pour vous dans cette magnifique résilience écrite comme un conte.
Patrick Devaux