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Nicole Marlière – La femme sans cœur – Ed. Traverse – 197 pages – 18 €

À travers le récit de Carol, l’auteur passe en revue différentes formes d’amour, le sexe sans amour, l’amour sans sexe, l’amour entre parents et enfants, entre frères et sœurs, l’amitié indéfectible, les pressions, harcèlements, attentes, quêtes, conquêtes, séparations…qui font les relations humaines, amoureuses ou non. Et rien n’est facile ou évident dans les relations humaines, elle nous le démontre par A plus B. Elle passe en revue aussi différentes formes de mort, la perte d’un conjoint, la perte d’un parent ou d’un enfant, la perte d’une amie… la mort par suicide, par maladie. Rien de facile non plus, dans ces pertes douloureuses. Les événements se succèdent à un rythme rapide. Peut-être trop rapide, pour aborder tant de thèmes si riches, qui auraient mérité un approfondissement. Mais ces thèmes, entremêlés avec une certaine habileté, peuvent ouvrir des pistes de réflexion.

Sans cœur, Carol ? C’est ce qu’il paraît au premier abord, quand on la voit aligner les conquêtes masculines, leur attribuer des notes (!) pas très favorables, se dire adoratrice du phallus, mais vouloir quand même un homme qui ait quelque chose dans la tête. Entre sexe et tête, quelle place pour le cœur ? On la découvre pourtant sous d’autres facettes, qui invite une pauvresse à dîner, qui assiste l’amie malade jusqu’au bout, qui se préoccupe de ses frères, de son père (directif et égocentrique), qui regrette sa mère décédée (très brièvement, un coup d’oeil à la photo, trois mots : Tu nous manques. Point. C’est tout. C’est bref, mais c’est dit).

Carol, c’est une femme moderne, qui profite de sa liberté pour vivre des aventures, mais reste en quête d’un homme qui serait à la fois cœur, sexe et tête. Elle croit le trouver, mais lui, lui trouvera-t-il assez de cœur ? Le tout est de s’accorder sur le sens du mot. En tout cas, cœur ou pas cœur, elle est solide, Carol, capable de rebondir, toujours prête à se remettre en chasse. Le monde l’attend, l’amour (?) l’attend… Sa force, c’est le détachement, la capacité de tourner la page pour lire plus avant.

Isabelle Fable