Suzel Swinnen, L’inconnue du Waux-Hall, roman, pythonium.net, 160 pp., http://pythonium.net/publications, 2020

Les Montois vont être gâtés: l’ensemble du récit, à part une brève incursion à Bruxelles, place Flagey, se situe à Mons, d’où l’auteure est originaire (clin d’oeil à Guy Delhasse).

Un polar? Oui, bien sûr. Mais un polar sentimental, ou, si vous préférez, un polar sucré-salé. L’héroïne, très jeune criminologue, est par hasard témoin de la découverte d’un corps de femme au parc Astrid (celui de Mons, et non d’Anderlecht). Elle est très vite engagée comme collaboratrice auxiliaire par la police montoise. Il est vrai que le portrait qui nous en est tracé la rend très attirante, et…elle va faire mouche très vite, au premier regard, chez le médecin-légiste, tout aussi séduisant et sympathique, plus âgé qu’elle. La suite ne fait pas un pli.

Mais, à côté de cela, Suzel Swinnen nous brosse une série de portraits très justes des auxiliaires de la justice, ainsi que du petit monde qui gravite autour du parc Astrid.

C’est drôle, émouvant parfois, très sensuel, sans dépasser les limites que permet la passion…mais je gage que vous serez vite pris par les charmes  de l’héroïne, que les dessins de Gérard Swinnen mettent fort bien en valeur. C’est tout de même plus affriolant que les dessous de tante Agatha, tu ne trouves pas, Jules?

Il faut saluer aussi les rapides progrès réalisés par Suzanne Swinnen, depuis qu’elle a obtenu le prix prose de notre association…Voilà qui est bien réconfortant.

                                                                                                                                                                                                         Joseph Bodson