Nous déplorons le décès ce vendredi 3 octobre de Pierre FORTEMS. Nous présentons à sa famille, à ses amis, nos condoléances les plus sincères.

Pierre avait rejoint très récemment l’association et se faisait une joie de venir à nos prochaines séances.

Pierre était né à Uccle en 1957. Après avoir passé toute son enfance à Genappe, il fit ses humanités littéraires à Nivelles. Au sortir d’une carrière de conseiller bancaire, il est était retraité et partageait  son temps entre Glabais aux côtés de son épouse Yvette et sa petite maison de Malaucène au pied du mont Ventoux.
Depuis toujours attiré par la poésie et le théâtre, il commença à écrire dès l’âge de onze ans, d’abord dans un style classique de sonnets versifiés, puis dans un genre plus libre et moins conventionnel, usant d’une palette de sonorités et d’images d’inspiration tantôt symboliste, tantôt surréaliste.
Ses poètes préférés furent Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Nerval, Mallarmé, Apollinaire, Eluard, Aragon et plus contemporains, Henri Michaux, Gérard Prévot et Patrick Devaux.
Il collabora parfois avec son ami peintre, Christian Vandelois et fréquemment avec son frère cadet Marc Fortems, artiste graphiste polyvalent qui a réalisé ses couvertures et ses illustrations.
Depuis peu, il s’était mis en tête de mettre en musique, mélodie et voix, certains de ses nouveaux textes en parolier.

Bibliographie

Après l’écriture d’une vingtaine de recueils et de nouvelles confidentielles, il publie chez Edilivre, un premier livre en 2016 contenant quatre recueils , La Voix cendrée, Aux sentes des souffleurs de neige, Fils de Square et Psyché des mots.–
En 2024, il fait éditer un nouvel ouvrage toujours chez Edilivre composé de quatre autres recueils, Esméralda, axé sur la seule vraie victime de Notre Dame de Paris et son cadre magique, la cathédrale, Saint Idesbald, un hommage à Paul Delvaux, Aux confins des mots, revenant sur les thèmes fétiches de l’auteur, le temps qui passe s’écoulant comme les grains du sablier, la beauté des mots, leur magie et enfin, Le temps des confessions, florilège de poèmes récents où l’auteur s’épanche et se met à nu sur ce qui l’obsède en vieillissant. Il se réconcilie avec la vie et l’amour d’autrui. Moins hermétique et surréaliste, il est sans doute plus sincère et autobiographique.;